Aubonne se vide sur deux niveaux. En haut, le bourg médiéval, posé sur un éperon au-dessus du vallon de l'Aubonne, avec ses ruelles serrées et ses maisons contiguës en terrasses. En bas, la partie plate de la commune, vers Le Pré-Neuf, où se trouvent les grandes surfaces et les entreprises, à quelques centaines de mètres de l'autoroute. Depuis Lausanne, nos camions rejoignent la commune par l'A1 et la sortie 14, dite sortie d'Aubonne, qui dessert aussi Allaman et Gimel : une vingtaine de minutes, environ vingt-cinq kilomètres. La montée au bourg se fait ensuite par la route : Aubonne n'a plus de gare depuis l'arrêt de la ligne Allaman-Aubonne-Gimel, en 1950 puis en 1952, dont il reste la place de l'Ancienne Gare et des lignes de bus. La gare CFF la plus proche est celle d'Allaman.
Dans le bourg, la contrainte est ancienne et bien visible. Le passage sous la Tour de l'Horloge était l'une des portes de la ville, surmontée d'une pierre armoriée datée de 1550, et il est resté étroit. Deux rues portent encore le nom des anciennes portes, Porte de Bougy et Porte du Château Verd, et la rue des Fossés-Dessus comme la rue des Fossés-Dessous suivent le tracé des anciens fossés. La Grande-Rue, la rue Tavernier, la rue des Marchands et les ruelles Derrière-la-Tour, des Lavandières ou du Temple sont courtes, pentues et bordées de bâtisses accolées. Ces maisons du bourg n'ont pratiquement jamais d'ascenseur : escaliers tournants en bois ou en pierre, paliers réduits, portes basses, caves voûtées en sous-sol et galetas sous le toit. Une armoire vaudoise ou un canapé ne descend pas sans démontage, et le portage se fait souvent sur plusieurs dizaines de mètres jusqu'au véhicule.
Le stationnement au centre se prépare avec la commune. Aubonne délivre des macarons de stationnement privilégié par zones A et B, avec une liste d'attente tant la demande est forte, et exploite un parking couvert au centre, Les Vergers du Poyet, d'une centaine de places. Surtout, la Sécurité publique délivre des autorisations journalières ou à la demi-journée aux entreprises qui doivent travailler au centre-ville, et les demandes de réservation de places, pour un déménagement ou un chantier, doivent lui parvenir au minimum une semaine à l'avance. Nous faisons la démarche en même temps que nous fixons la date, pour que le camion se pose au plus près de la porte.
Le reste de la commune demande une autre organisation. Les coteaux viticoles portent des maisons vigneronnes et des villas, avec caves, réduits et abris de jardin. Trévelin, Es Bons, Chivrageon et La Vaux sont des hameaux desservis par des chemins agricoles étroits. Pizy et Montherod, ce dernier posé vers six cents mètres d'altitude entre le vignoble et les premières pentes du Jura, gardent un caractère rural : fermes, granges, ruraux et hangars, où le volume réel dépasse presque toujours celui du logement. Le bas de la commune concentre à l'inverse ateliers, dépôts et surfaces commerciales, autour de la rue de l'Industrie et du chemin de l'Usine. Le vallon abrite enfin l'Arboretum du vallon de l'Aubonne, accessible par le chemin de Plan et étendu sur Aubonne, Montherod, Bière et Saint-Livres.
Reste la question des déchets. La déchèterie communale se trouve aux Rochettes, et son accès est réservé aux habitants d'Aubonne : depuis janvier 2024, l'entrée est refusée à qui ne présente pas sa carte magnétique. Elle ouvre le lundi, le mercredi après-midi et le samedi. Les entreprises n'y sont admises que sur autorisation préalable de l'administration communale, le lundi et le mercredi uniquement, jamais le samedi. La commune n'organise par ailleurs pas de ramassage d'encombrants à domicile : matelas, canapés et meubles doivent être apportés sur le site. Nous chargeons donc tout dans le camion depuis le logement, et chaque flux repart séparé vers les filières suisses : bois, métaux, appareils électriques, papier et carton, textiles, déchets ultimes. Ce qui est encore utilisable est proposé aux associations de la région plutôt que jeté.