Préverenges tient sur 1,9 km² de terre ferme, entre le Léman au sud et la plaine agricole au nord. Depuis Lausanne, il y a neuf kilomètres : nos camions descendent par la route du lac, ou prennent l'A1 jusqu'à la jonction 16, Morges-Est, avant de redescendre sur le village. Tout le trafic local se concentre sur un seul axe, la route cantonale RC1, qui entre par la route de Denges, devient rue de Lausanne au centre et ressort en route de Genève. Cet axe porte le flux pendulaire entre Morges et Lausanne ainsi que les lignes de bus régionales. Un camion arrêté dessus gêne immédiatement, donc nous calons les chargements hors des pointes du matin et du soir. Le réaménagement de ce tronçon, annoncé pour 2027 sur les communes de Morges, Lonay, Préverenges et Denges, ajoutera des phases de chantier à anticiper.
Le noyau villageois se lit autour de la rue du Château et du temple, ancienne église Saint-Pierre restaurée en 1791. Les rues y sont courtes et étroites, les bâtiments contigus, et l'habitat ancien n'offre ni ascenseur ni palier large. Une armoire vaudoise ou un canapé d'angle sort par démontage, pas en force. Autour de ce noyau, la commune a beaucoup construit : immeubles locatifs le long de Croix-de-Rive, villas et petits collectifs aux Uttins, au Closalet, aux Condémines et au Bochet, puis le secteur du Grand Record, entre la route cantonale, la rue de Lausanne et le centre, qui a fait l'objet de deux enquêtes publiques. Avec près de 2'800 habitants au kilomètre carré, la place devant l'immeuble se prépare, elle ne s'improvise pas.
La partie sud change complètement de logique. La plage de sable, longue de 500 mètres et bordée de peupliers, occupe tout le front lacustre, et l'avenue de la Plage qui la longe n'est pas une voie de transit : l'accès véhicule y est réservé aux riverains et la voie se termine en cheminement piéton. À l'ouest, à l'embouchure de la Venoge, la réserve naturelle de l'île aux Oiseaux, aménagée au début des années 2000 et dotée depuis 2022 de sa maison didactique, est interdite d'accès. Les week-ends d'été, le parking de la plage et ses abords saturent. Pour une villa ou un appartement de ce secteur, nous fixons donc l'intervention en semaine et prévoyons du portage entre la porte et le camion.
Au nord du village, la zone industrielle du Trési regroupe garages, ateliers, dépôts et bureaux. Nous y vidons des locaux professionnels : mobilier, rayonnages, stock et archives, avec accès par les quais quand le bâtiment en dispose. C'est aussi là que se trouve la déchèterie communale, et c'est le point à connaître avant de commencer. Elle est réservée aux habitants de Préverenges, sur présentation d'une carte d'accès délivrée par l'administration communale, et les entreprises n'y sont reçues que le mardi matin. Le ramassage au porte-à-porte se limite aux ordures ménagères, aux déchets organiques et au papier-carton collecté une fois par mois. Rien dans le dispositif communal ne permet donc d'évacuer le contenu d'un logement. Nous chargeons directement dans le camion et répartissons chaque flux vers les filières suisses : bois, métaux, appareils électriques, papier et carton, textiles, déchets ultimes. Ce qui est encore utilisable part vers les associations de la région plutôt qu'à la benne.
Nous intervenons dans toute la commune et chez ses voisines directes : Denges et Lonay au nord, Morges à l'ouest de l'autre côté du Bief, Saint-Sulpice à l'est de l'autre côté de la Venoge, ainsi qu'à Échandens, Bremblens, Écublens et dans le reste du district de Morges. Avant chaque intervention, nous relevons l'adresse : largeur de la rue, endroit où poser le camion, étage, escalier, présence ou non d'un ascenseur, et volume réel une fois la cave et le galetas ouverts. C'est ce repérage qui décide du véhicule et de la taille de l'équipe, et non l'inverse.