Renens tient sur 2,96 kilomètres carrés et loge plus de vingt et un mille personnes : c'est une ville compacte, où l'immeuble locatif est la règle. Depuis Lausanne, il y a environ cinq kilomètres et une dizaine de minutes de route ; depuis l'autoroute A1, l'accès se fait par la jonction de Lausanne-Crissier. Cette proximité facilite les rotations, puisqu'un camion peut repartir vider et revenir dans la même journée sans immobiliser le chantier. La difficulté n'est donc pas d'arriver à Renens, elle est de s'y garer. Entre le chantier du tram t1 entre Lausanne-Flon et la gare de Renens, le métro m1 qui a son terminus au même endroit et la densité du bâti, chaque adresse demande d'être repérée avant l'intervention.
Le parc immobilier renanais raconte la croissance du XXe siècle. Le noyau ancien, autour de Renens-Village, du château et de la rue Neuve, garde des bâtiments modestes et des accès serrés. Florissant est à l'inverse un grand ensemble : son plan de quartier date de 1959 et ses barres de huit à dix étages ont été bâties à l'époque de l'Expo 64 pour répondre à la pénurie de logements de la région. Le Censuy, Verdeaux, les Baumettes, Biondes et Longemalle alignent des immeubles collectifs de la même génération, avec un ascenseur unique, un palier commun et une cave individuelle au sous-sol. Seul le Martinet fait exception : ses villas, construites pour l'essentiel avant 1960, ajoutent combles, garage et cabanon de jardin au volume à sortir.
Stationner un véhicule de débarras à Renens passe par une démarche précise. La commune gère les macarons de résidents et d'entreprises ainsi que les autorisations de courte durée, à la journée ou à la demi-journée, via ParkingPay, sous la localité 1020 Renens. Toute occupation du domaine public qui va au-delà, une benne posée sur une place ou un monte-meubles déployé sur la chaussée, demande en plus une autorisation du Centre technique communal, à la rue du Lac 14. Aux abords de la gare, la Ville annonce elle-même un stationnement très difficile pendant toute la durée des travaux. Pour ces adresses, nous arrivons tôt et prévoyons un portage plus long entre le camion et l'entrée de l'immeuble.
L'élimination suit ensuite des règles propres à l'Ouest lausannois. La déchèterie intercommunale de Malley, au chemin de l'Usine-à-Gaz 20, se trouve sur le territoire de Renens et n'est ouverte qu'aux habitants de Renens, Prilly, Chavannes-près-Renens et Lausanne munis d'une carte d'accès. Les déchèteries mobiles de quartier, aux Biondes, à l'Église-Catholique, au Simplon, au Village, aux Tennis, à Florissant et à la Piscine, n'acceptent que les personnes venues à pied ou en mobilité douce : tout véhicule motorisé est renvoyé sur Malley. La collecte communale d'encombrants, elle, est mensuelle, se réserve à l'avance auprès du Centre technique communal et se limite à trois objets volumineux par transport, sortis devant l'immeuble le matin convenu. Les entreprises ne déposent pas à la déchèterie des ménages : elles passent par la déchèterie industrielle du Centre intercommunal de gestion des déchets de Malley, dont l'entrée se fait avec pesage et sans carte, du lundi au vendredi.
C'est cette filière que nous utilisons, en séparant bois, métaux, appareils électriques, papier et carton, textiles et déchets ultimes ; un bordereau de déchets peut être fourni sur demande. Ce qui peut resservir ne part pas à l'incinération : la déchèterie de Malley abrite un espace d'échange et la commune compte un galetas d'association à la rue Neuve, si bien que nous proposons les objets en état avant de charger. Côté professionnel, nous vidons les ateliers du CACIB, le centre artisanal, commercial et industriel des Baumettes, les surfaces de Longemalle et les locaux du secteur de Malley, où établis, rayonnages et stocks demandent du démontage. Nous intervenons dans toute la commune et chez ses voisines directes, Chavannes-près-Renens, Crissier, Écublens, Prilly, Jouxtens-Mézery et Lausanne.