Le Mont-sur-Lausanne occupe le versant sud du Jorat, autour de 700 mètres d'altitude pour son cœur bâti, à quelque cinq kilomètres au nord du centre de Lausanne. Nos camions y montent par la jonction Lausanne-Blécherette, sortie 9 de l'A9, puis par la route de Lausanne et la route de Cugy. La commune n'a aucune gare sur son territoire : la ligne du LEB, qui monte vers Échallens, dessert les voisines de Romanel-sur-Lausanne et de Cheseaux, pas Le Mont, et l'ancien tram qui reliait Lausanne au Mont puis à Montheron a cessé de circuler en 1951. Tout ce qui sort d'un logement montain sort donc par la route, souvent par un chemin communal étroit.
Le bâti dominant est la maison individuelle. Les quartiers de villas du Petit-Mont, des Planches et de la Perrause se sont construits au fil de la mue de la commune, passée d'un millier d'habitants au tournant du XXe siècle à plus de 9'500 aujourd'hui. Beaucoup de ces maisons sont aujourd'hui vendues ou transmises par leurs premiers propriétaires, et ce qu'elles contiennent correspond à cinquante ans d'une même famille. Le terrain pèse ici autant que la maison : garage fréquemment détaché du corps de logis, atelier, couvert à bois, abri au fond de la parcelle. Entre la porte et l'endroit où le camion peut réellement se poser, le portage se compte en dizaines de mètres, sur du gravier et souvent en pente. Nous dimensionnons l'équipe et le matériel de roulage sur ce trajet, pas sur la surface habitable annoncée.
L'autre moitié du Mont est agricole. Près de la moitié du territoire communal reste en cultures et en pâtures, une quinzaine d'exploitations y travaillent encore, et les hameaux de La Naz, de Penau, des Martines et d'Étavez gardent des fermes avec grange, rural et hangar. Un débarras de ferme n'a rien à voir avec un débarras d'appartement : machines, ferraille, bois, mobilier ancien et objets accumulés sur plusieurs générations, à sortir par des portes de grange et par des chemins agricoles qui ne supportent pas toutes les charges par temps humide. Nous repérons l'accès en amont et nous trions sur place plutôt que de charger à l'aveugle.
Depuis les années 1960, Le Mont s'est aussi densifié. Le remaniement parcellaire conduit jusqu'en 2018 a ouvert une dizaine de nouvelles zones à bâtir, et la zone constructible se découpe aujourd'hui en une vingtaine de plans de quartier : immeubles récents à Coppoz, à La Clochatte et autour du Petit-Mont, avec ascenseur, parking souterrain et cave numérotée. Les quatre zones d'activités, Le Rionzi, En Budron, La Viane et La Clochatte, réunissent plus de six cents entreprises. Les adresses y sont particulières, du type En Budron A ou En Budron B, et les bâtiments disposent souvent d'un quai de livraison : nous y évacuons mobilier de bureau, rayonnages, archives et matériel d'atelier.
L'élimination suit les règles communales. La déchèterie du Mont se trouve à Manloud, route de Manloud, et l'entrée se fait sur présentation de la carte de légitimation valide ; elle est fermée le dimanche et les jours fériés, et la dernière entrée est admise un quart d'heure avant la fermeture. Les volumes acceptés sont plafonnés pour un même ménage, encombrants, ferraille et bois confondus, par passage et par année : de quoi évacuer un vieux meuble, pas le contenu d'une villa. Les entreprises installées sur la commune sont assujetties à une taxe forfaitaire et restent responsables du traitement de leurs déchets. Nous chargeons donc directement dans le camion et répartissons chaque flux, bois, métaux, appareils électriques, papier, textiles et déchets ultimes, dans les filières suisses. Pour le stationnement, le règlement général de police permet à la Municipalité d'accorder une autorisation spéciale dérogeant à la limitation de durée, notamment en cas de déménagement : nous la demandons quand l'adresse l'exige. Nous intervenons dans toute la commune ainsi que chez ses voisines directes, Lausanne, Épalinges, Cugy et Romanel-sur-Lausanne.