Bex occupe l'un des plus vastes territoires communaux du canton de Vaud : près de 97 kilomètres carrés qui montent des rives du Rhône, à 424 mètres, jusqu'aux alpages des Diablerets. Environ 8'900 habitants y vivent, la grande majorité dans le bourg, le reste réparti dans huit hameaux. Le sel, extrait au Bévieux et aux Dévens depuis le XVIe siècle, le gypse et la vigne y ont façonné un bâti très hétérogène : maisons de bourg serrées, fermes de plaine, chalets d'altitude. Pour un débarras, cette géographie change tout. Vider un appartement du centre et vider un chalet à Frenières-sur-Bex n'engagent ni le même véhicule, ni le même temps de portage, ni le même nombre d'allers-retours. Nous relevons donc l'accès avant de nous engager : largeur de la route, place de charge, étage, présence ou non d'un ascenseur.
Le bourg de Bex est ancien et se traite à la main. Beaucoup d'immeubles du centre, autour de l'avenue de la Gare, de la place de l'Orme et de la place du Marché, n'ont ni ascenseur ni monte-charge, avec des cages d'escalier étroites et des paliers en angle. Les armoires, les lits et les canapés y descendent démontés. Le stationnement se prépare à l'avance : les rues du centre sont courtes, et le train des Transports Publics du Chablais qui monte vers Villars circule sur la chaussée entre la gare et Le Bévieux, ce qui interdit d'immobiliser certains tronçons. Nous positionnons le véhicule sur une place de charge autorisée et faisons la navette.
Au-dessus du bourg, la desserte se fait par des routes de montagne. Chêne-sur-Bex, Fenalet-sur-Bex et Les Posses-sur-Bex d'un côté, Frenières-sur-Bex, Les Plans-sur-Bex et Pont-de-Nant de l'autre : les derniers kilomètres sont étroits, en lacets, et les possibilités de croisement rares. Nous y montons en véhicule adapté, quitte à multiplier les rotations plutôt que d'engager un camion qui ne passerait pas. En hiver, la date d'intervention se cale sur l'état de la route. Les chalets et les mayens contiennent souvent du bois, de la ferraille et du vieux matériel, qui repartent dans des filières séparées. Dans la plaine, du côté du Châtel, des Dévens et de Vasselin, ce sont plutôt des fermes, des granges et des dépôts : les volumes sont importants, mais l'accès est plat et le chargement va vite.
Le tri se prépare avant de charger. La déchèterie communale de Bex, exploitée par Thommen, est réservée aux habitants munis de leur carte d'accès et n'est pas dimensionnée pour un débarras complet. Nous ne la sollicitons pas : nous acheminons nous-mêmes chaque matière vers sa filière. Le mobilier en bon état est orienté vers le réemploi, les métaux et la ferraille vers le recyclage, le bois, les gravats, l'électroménager, les appareils électroniques et les déchets spéciaux sont séparés sur place, et l'incinérable du Chablais est valorisé thermiquement à l'usine SATOM de Monthey, sur l'autre rive du Rhône. Le propriétaire ou l'héritier n'a rien à déposer lui-même.
Depuis Lausanne, Bex se rejoint par l'A9, sortie 19, à une cinquantaine de kilomètres et une quarantaine de minutes de route hors heures de pointe. La gare de Bex, sur la ligne du Simplon, sert de repère commode pour fixer un rendez-vous. Nous couvrons dans la foulée les communes qui touchent Bex : Ollon et Gryon côté vaudois, Lavey-Morcles au sud, ainsi que Saint-Maurice et Massongex de l'autre côté du Rhône. Que le logement se trouve au bourg, aux Dévens ou tout en haut de la vallée de Nant, décrivez-nous l'accès et l'étage : c'est ce qui détermine le déroulement du chantier.