Grandson s'étire entre le lac de Neuchâtel et le pied du Jura, sur un peu moins de huit kilomètres carrés qui montent de 435 à 535 mètres d'altitude. Depuis Lausanne, nos camions prennent l'A1 jusqu'à l'échangeur d'Yverdon, puis l'A5 et la jonction 3 Grandson, à une quarantaine de kilomètres : l'accès autoroutier débouche directement sur le bas de la commune, ce qui évite de traverser Yverdon aux heures chargées. La gare, sur la ligne Yverdon-Neuchâtel, sert de terminus aux lignes S1 et S5 du RER Vaud depuis décembre 2015, et cette desserte a changé la façon dont la commune gère ses places de parc.
Le vieux bourg est le point délicat. Il s'organise autour de trois axes parallèles, la rue Haute, la rue Jean-Lecomte et la rue Basse, reliés par un réseau de ruelles transversales qui a gardé son tracé d'origine. Les maisons sont contiguës, les façades se touchent, les cages d'escalier tournent serré et l'ascenseur y est l'exception ; les caves sont en sous-sol et desservies par des marches de pierre. La rue Haute, artère principale du centre historique, a été réaménagée par tronçons successifs à partir de 2015 : elle est aujourd'hui en zone 30, avec une ligne signalétique en pavés qui sépare la part réservée aux piétons de la chaussée, mais sans trottoir surélevé. Un camion qui s'arrête là occupe donc à la fois la rue et le cheminement piéton. Au pied du château, la place du Château et les abords de la tour carrée des Cordeliers, dernier vestige du couvent fondé en 1289, laissent peu de dégagement pour manoeuvrer.
Le stationnement suit des règles précises, utiles à connaître avant de fixer une date. Le bourg fonctionne avec des zones bleues limitées à trois heures ou à une heure, des cases stop-and-go de trente minutes, des horodateurs et des macarons attribués par secteur, la zone B de la place du Château étant annoncée complète. Deux parkings gratuits et sans limite de durée existent en contrebas, à Bellerive et au Pécos, et environ six cents places redeviennent libres et gratuites entre 18h et 7h. Nous calons donc les gros chargements du bourg sur les créneaux les moins contraints et faisons la navette avec un véhicule léger quand la ruelle ne passe pas.
Le reste de la commune est d'une autre nature. Les Tuileries-de-Grandson, hameau devenu quartier, forme un tissu de villas, de petits immeubles locatifs et d'une zone artisanale autour de la rue de l'Industrie : ateliers, dépôts et garages dont nous sortons établis, rayonnages, stocks et archives. Vers le lac, Corcelettes, Bellerive, le Pécos et La Poissine alignent maisons, campings et places d'amarrage, avec des chemins d'accès étroits, des portails et des abris de jardin qui font souvent le gros du volume. Plus haut, Péroset, Bru et Le Repuis restent des secteurs dispersés en bordure de campagne, où les maisons ont grange, remise et galetas.
L'élimination, enfin, ne se règle pas à Yverdon. Grandson partage sa déchèterie intercommunale avec Montagny-près-Yverdon et Valeyres-sous-Montagny ; elle se trouve aux Tuileries, à proximité des terrains de football, et la carte d'accès y est indispensable depuis le 2 février 2026. Elle est fermée le jeudi, le dimanche et les jours fériés, la dernière entrée est admise un quart d'heure avant la fermeture, et les horaires changent entre la saison d'été et celle d'hiver. Surtout, les quantités importantes de déchets, quelles qu'elles soient, doivent être traitées par les entreprises à leurs frais, via STRID, CRIDEC ou Eclépens. Un débarras complet ne passe donc pas par la benne communale : nous chargeons dans le camion et répartissons chaque flux dans sa filière, bois, ferraille, appareils électriques et électroniques, papier et carton, textiles, inertes et déchets ultimes. Ce qui est encore en état est proposé au réemploi plutôt que jeté.