Échallens est un bourg de plateau, posé à 617 mètres au coeur du Gros-de-Vaud, dont il est le chef-lieu de district. Le territoire communal couvre 6,66 kilomètres carrés, du Bois de la Commune à 670 mètres jusqu'au pied du Mont Tessin à 594 mètres. Le Talent le traverse, passe sous la route de Moudon, longe Sur Roche, Le Grésaley et Pré-Bacon, franchit la route d'Orbe puis contourne le château avant de rejoindre la Clopette. Depuis Lausanne, nos camions montent par la route de Lausanne et Cheseaux : une quinzaine de kilomètres, sans autoroute jusqu'au bourg. Trois routes cantonales se croisent ici, vers Orbe, Yverdon, Cossonay et Moudon, et c'est ce croisement qui fait la circulation du centre.
Le centre historique n'a pas changé de gabarit. Le bourg du treizième siècle était clos par une muraille et fermé par deux portes aux extrémités de sa rue principale ; il reçut les franchises de Moudon en 1351, et le château, mentionné en 1273 puis presque entièrement rebâti au quinzième siècle, se dresse au bord de l'escarpement au pied duquel coule le Talent. Il en reste la Grand'Rue, la place de l'Hôtel-de-Ville, la place du Château, la place des Balances, et un réseau de ruelles et de passages, ruelle du Commerce, ruelle du Midi, passage du Lion d'Or, passage des Rondze-Mulets, rue Saint-Jean, rue Saint-Denis. Dans ces immeubles anciens, l'ascenseur est l'exception, les escaliers tournent serré, les caves sont voûtées et les combles se prennent par une trappe. Le jeudi matin, le marché hebdomadaire occupe la place de l'Hôtel-de-Ville, et en juillet les marchés folkloriques prennent le relais : ces matinées-là, on ne charge pas au centre.
Le LEB structure toute la commune. Trois arrêts se trouvent sur le territoire communal, la gare d'Échallens, la halte de Sur Roche et la halte du Grésaley, et le dépôt du chemin de fer jouxte la gare. La ligne coupe plusieurs routes à niveau : les barrières interrompent régulièrement la circulation, ce qui compte quand un camion doit manoeuvrer près de la place de la Gare ou de l'avenue de la Gare. C'est aussi ce train qui explique la commune d'aujourd'hui : la population est restée autour du millier d'habitants jusqu'au milieu du vingtième siècle, puis n'a plus cessé de croître, de 26,6 % pour la seule période 2010-2023.
Cette croissance a laissé un bâti très contrasté. Au sud du bourg, l'écoquartier Osiris, au chemin de Court-Champ, aligne dix-sept bâtiments et plus de quatre cents logements avec parkings souterrains : ascenseurs corrects, mais hauteur sous plafond qui interdit le camion et paliers communs à protéger. Autour, Le Crépon, Le Record, Les Trois-Sapins et La Villaire mêlent villas mitoyennes et petits immeubles. Et à la périphérie, on est en plein Gros-de-Vaud agricole : corps de ferme, granges, écuries, hangars et ruraux dont le volume et le poids n'ont rien à voir avec un appartement. Le Musée suisse du Blé et du Pain occupe d'ailleurs une ferme de 1837, sur la place de l'Hôtel-de-Ville.
L'élimination suit ici des règles précises. La déchetterie de la Clopette, au chemin de la Clopette, est destinée à l'usage exclusif des services communaux et des personnes physiques domiciliées à Échallens et à Saint-Barthélemy ; l'entrée se fait avec une carte d'accès et seule une quantité dite ménagère est acceptée. Les entreprises, commerces, artisans et exploitants agricoles doivent évacuer leurs déchets professionnels à leurs frais auprès d'un centre de tri agréé. L'écopoint de la Villaire, lui, n'est accessible qu'à pied et ne reprend qu'une partie des déchets, en petites quantités. Nous chargeons donc directement dans le camion et répartissons chaque flux : bois, ferraille, appareils électriques et électroniques, papier et carton, textiles, inertes, déchets ultimes. Ce qui est encore en état part au réemploi plutôt qu'à la benne.