Tout se mesure ici en dénivelé. Le village de Saint-Légier est à 567 mètres, alors que Vevey, juste en contrebas, se tient sous les 400. Le train Vevey - Les Pléiades met 3,6 kilomètres pour atteindre la halte de Saint-Légier-Gare, à 533 mètres, et 4,5 kilomètres pour celle de La Chiésaz, à 577 mètres : près de deux cents mètres de montée sur quatre kilomètres et demi de tracé. Le territoire descend jusqu'aux gorges de la Veveyse, vers 430 mètres, et grimpe bien au-delà de 1000 mètres sur les hauts. Depuis Lausanne, nos camions arrivent par l'A9 et la sortie Vevey, une trentaine de kilomètres, avant de monter par la jonction de La Veyre.
Cette jonction, où l'A9 et l'A12 se croisent depuis les années 1980, coupe la localité en deux. Au-dessous du ruban autoroutier se trouvent Hauteville, Clies et les secteurs d'activités ; au-dessus, les deux villages et les quartiers de villas. La sortie d'Hauteville dessert le bas, la route d'Hauteville et la route du Rio-Gredon relient les deux moitiés. Pour un débarras, cela veut dire qu'une adresse à Clies et une adresse à La Chiésaz n'ont presque rien en commun : d'un côté un accès de plain-pied et des chemins larges, de l'autre une route qui monte, se rétrécit et se termine souvent en impasse privée.
Le bâti dominant est la villa individuelle, sur une parcelle en pente, avec un sous-sol enterré côté amont et une terrasse côté aval. Les volumes réels se trouvent rarement dans les pièces habitées : ils sont au sous-sol, dans la buanderie, dans le garage et dans l'abri de jardin. L'escalier intérieur est souvent tournant et sans ascenseur, et la rampe de garage, raide, interdit de reculer un gros véhicule. Les noyaux anciens des deux villages, le long de la route des Deux-Villages et autour de l'église Notre-Dame de La Chiésaz, ajoutent des maisons contiguës, des greniers bas de plafond et d'anciens ruraux transformés, où une armoire se démonte avant de sortir.
En bas, la route Industrielle, le Rio-Gredon, le Pré-au-Blanc et la zone de La Veyre concentrent les entreprises : garages, carrosseries, charpente, travaux publics, équipements industriels. Le canton classe ce secteur parmi ses sites stratégiques de développement économique, avec Vevey et Corsier-sur-Vevey. Nous y débarrassons des ateliers, des dépôts et des bureaux, avec un accès par quai ou par porte sectionnelle quand le bâtiment en dispose. Deux institutions entretiennent par ailleurs une rotation de logements sur la localité : l'école internationale bilingue du Haut-Lac, au chemin de Pangires, et le campus universitaire installé au château d'Hauteville depuis 2023. Beaucoup de baux se libèrent en fin d'année scolaire, souvent en l'absence des occupants.
L'élimination suit des règles propres au secteur de Saint-Légier. Le centre de tri se trouve à la fin du chemin du Chapon, il est surveillé par un gardien et son entrée est équipée de barrières automatiques : seuls les habitants du secteur, les personnes en séjour et les propriétaires de biens sur place y accèdent, carte ou badge en main. Le samedi y est réservé aux ménages, et le centre est fermé le lundi. Blonay dispose de son propre centre, à La Baye. Ajoutons qu'il n'existe plus de ramassage porte-à-porte des ordures : tous les secteurs sont desservis par des conteneurs Molok ou des éco-points, avec le sac bleu officiel de la commune. Un Molok ne prend ni un canapé ni un matelas. Nous chargeons donc tout dans le camion et répartissons chaque flux vers les filières suisses : bois, métaux, appareils électriques, papier, textiles, déchets ultimes. Nous intervenons aussi à Blonay, à Vevey, à La Tour-de-Peilz, à Corsier-sur-Vevey, à Jongny et jusqu'à Châtel-Saint-Denis.