Avenches est bâtie sur une ville plus ancienne qu'elle. Sous et autour du bourg dort Aventicum, capitale de l'Helvétie romaine, dont l'amphithéâtre, le théâtre du Selley, le sanctuaire du Cigognier, l'enceinte et sa tour de la Tornallaz sont toujours là. Le site est reconnu d'importance nationale et fait l'objet d'un arrêté de classement depuis 1987. Conséquence très concrète pour qui intervient ici : tous les travaux prévus en région archéologique demandent une autorisation spéciale, délivrée sur le territoire communal par le responsable des fouilles du Site et Musée romains d'Avenches, et le non-respect des conditions fixées est passible de dénonciation et d'amende. Un débarras ne touche pas le sol, donc il ne relève pas de cette procédure ; mais tout ce qui l'accompagne parfois ailleurs, creuser, ancrer, caler lourdement une benne sur un terrain nu, ne s'improvise pas à Avenches. Nous chargeons directement dans le camion, sans dépôt intermédiaire au sol.
Le bourg médiéval, lui, est perché sur la colline, à l'écart de la ville romaine qui s'étendait plus bas dans la plaine. La vieille ville figure à l'inventaire des sites construits d'importance nationale. Elle s'organise autour de la rue Centrale, de l'Hôtel de Ville, du château des XIIIe et XVIe siècles et des arènes, plantées au coeur même du tissu bâti. Les maisons y sont contiguës, hautes, avec des escaliers droits et étroits, des caves profondes et des combles souvent aménagés en dernier logement. L'ascenseur y est l'exception. Le portage à la main, le démontage sur place et la navette avec un véhicule léger restent la règle pour ces adresses.
Le stationnement suit une réglementation propre, en vigueur depuis le 1er septembre 2020, qui distingue les habitants du centre, les pendulaires et les commerces. La rue Centrale et ses abords immédiats offrent une première heure gratuite puis un stationnement payant limité. Les parkings du Casino et de Montmézard fonctionnent par abonnement, tandis que le parking du Faubourg et celui de la zone sportive restent libres, comme les cases blanches des rues situées hors du centre. Nous repérons la place de dépose avant l'intervention et, quand la rue ne permet pas d'immobiliser le camion, nous demandons l'autorisation nécessaire à la commune plutôt que de bloquer un axe du bourg.
Hors du bourg, la commune est agricole et équestre. Donatyre, sur la colline au sud, et Oleyres, à l'est vers la frontière fribourgeoise, sont des villages de la Broye avec de grandes fermes, des ruraux attenants, des granges à foin, des remises et des greniers. Le volume y est rarement un problème de rue, mais de manutention : un rural se vide du haut vers le bas, avec du matériel agricole, des meubles anciens, du bois et de la ferraille à séparer. Au nord-ouest, le secteur des Longs-Prés abrite le Haras national suisse, actif depuis 1899, et l'institut équestre : écuries, selleries et dépôts qui produisent leurs propres volumes. En bas, vers le lac de Morat, Avenches-Plage et son camping ajoutent chalets, mobil-homes et locaux saisonniers.
L'élimination répond à des règles précises. La déchèterie principale se trouve au quartier de la Saugette et son accès demande un badge, remis à la réception communale. Elle ouvre du lundi au vendredi en fin d'après-midi et le samedi matin et après-midi. Les déchets provenant des commerces, artisans et industriels ne sont admis que le mardi et le jeudi en fin de matinée, à des conditions particulières. Donatyre et Oleyres disposent chacun d'un point de collecte. Tout déchet volumineux doit être apporté à Avenches : la commune n'organise pas de ramassage des encombrants à domicile. Nous trions donc en amont, dans le camion, et orientons chaque flux vers sa filière : bois, ferraille, appareils électriques, papier et carton, textiles, déchets spéciaux, déchets ultimes. Ce qui peut encore servir part au réemploi.