Payerne est une ville de plaine posée sur la Broye, à 456 mètres d'altitude, au centre d'un district qui touche le canton de Fribourg de trois côtés. Ses voisines directes sont Corcelles-près-Payerne, Grandcour et Trey côté vaudois, Cugy, Estavayer, Montagny et Fétigny côté fribourgeois : une intervention payernoise déborde donc régulièrement sur le canton d'à côté. Depuis Lausanne, la commune est à une quarantaine de kilomètres, par l'autoroute A1 et la sortie Payerne, ou par la route de la Broye qui passe par Moudon. La gare est un noeud de la Broye, avec des lignes vers Lausanne, Yverdon, Fribourg et Kerzers. Nos camions chargent sur place et repartent sans transbordement intermédiaire.
Le centre ancien s'organise autour de l'abbatiale romane, ancienne église clunisienne, et du château qui la jouxte. La Grand-Rue et la rue de Lausanne en sont les deux artères commerçantes, réaménagées ces dernières années ; autour, la rue du Temple, la rue Derrière-la-Tour et les ruelles du bourg alignent des façades contiguës, des logements sans ascenseur, des cages d'escalier tournantes, des caves voûtées et des galetas. Le marché hebdomadaire du jeudi matin occupe le coeur historique au pied de l'abbatiale. Pour ces adresses, nous prévoyons un véhicule au gabarit réduit, du portage à la main et un horaire qui ne tombe ni sur le marché ni sur les heures de livraison des commerces.
Le stationnement obéit à des règles précises. Sur les parkings communaux à horodateurs et sur la place Général-Guisan, la première heure et demie est libre, une heure en zone bleue. Les parkings du centre, Hôtel de Ville, Concorde, Denner et Deux Tours, sont limités à trois heures au maximum, ce qui ne suffit pas pour vider un logement entier. Seuls les parkings des Tireurs à la Cible et du skate-hockey, à la route de Morens, autorisent une durée longue. Les autorisations de résident et de pendulaire se gèrent par secteurs via Parkingpay. Nous repérons donc la place de chargement avant la date, et nous annonçons l'immobilisation du camion quand elle empiète sur une zone limitée.
Deux réalités locales pèsent sur les volumes. L'aérodrome, principale base aérienne du pays avec sa piste de 2,8 kilomètres, occupe une large emprise au sud-ouest du territoire ; son côté civil accueille l'aéropôle et ses parcelles d'activités, avec des ateliers, des hangars et des bureaux à vider comme n'importe quel local professionnel. Autour, la Broye reste agricole : les hameaux de Corges, d'Etrabloz, de Vers-chez-Perrin et de Vers-chez-Savary comptent des fermes avec grange, rural, fenil et remise, où la culture du tabac est implantée depuis le dix-huitième siècle. Le volume y sort rarement par une porte d'appartement : il sort par une grange, avec du matériel agricole, du bois et de la ferraille à séparer.
L'élimination suit des règles proprement payernoises. La déchèterie principale, à la route de Grandcour 80, s'ouvre par lecture de la plaque d'immatriculation et reste réservée aux ménages inscrits de la commune ; les quantités privées y sont plafonnées à un mètre cube par jour, et les déchets provenant de l'industrie, de l'artisanat ou d'une activité professionnelle n'y sont en aucun cas acceptés. Le ramassage communal d'encombrants existe, mais uniquement sur rendez-vous pour les personnes au bénéfice d'une rente AVS ou AI sans véhicule dans le ménage, et il exclut explicitement les objets provenant de déménagements ainsi que les déchets de chantier. La mini-déchetterie de la rue Derrière-la-Tour et la déchetterie mobile du mercredi après-midi sont soumises aux mêmes restrictions et ne prennent que de petits volumes triés. Nous chargeons donc tout dans le camion et répartissons chaque flux dans sa filière : bois, ferraille, appareils électriques et électroniques, papier et carton, textiles, inertes, déchets ultimes. Ce qui est encore en état est proposé au réemploi plutôt que jeté.